أيلول/سبتمبر 04, 2026

Exécutions et emprisonnements massifs : le Tribunal Révolutionnaire d’Ahwaz poursuit ses peines répressives contre les Ahwazis Organisation Ahwazi des Droits de l’Homme (A.O.H.R)

L’Organisation Ahwazi des Droits de l’Homme a rapporté, citant des sources Ahwazi documentées, que le Tribunal Révolutionnaire d’Ahwaz, la capitale, a rendu des peines sévères contre un certain nombre de prisonniers politiques arabes Ahwazi, à la tête desquels se trouve le prisonnier politique Seyed Mohammad Al-Mousawi, détenu dans la section cinq de la prison centrale (Sheiban) à Ahwaz.

Selon les informations disponibles, le 3 janvier 2026, une peine de mort a été prononcée contre Seyed Mohammad Al-Mousawi, originaire du district d’Al-Falahiyah, pour l’accusation de « meurtre direct » du colonel Abdulhossein Majdami.

Dans la même affaire, parallèlement à la peine de mort, le tribunal a prononcé des peines de prison contre d’autres accusés, où Uday Al-Mniyat a été condamné à 25 ans de prison pour « participation au meurtre », et Amer Majasbeh, originaire d’Al-Mohammara et détenu à la prison de Sheiban, a été condamné à 15 ans de prison.

De plus, des peines de 3 ans de prison ont été prononcées contre plus de dix autres accusés dans la même affaire.

Il est à noter que le colonel Abdulhossein Majdami, commandant d’une des unités du Basij dans la ville de Darkhwin, a été tué à l’aube du 22 janvier 2020, suite à une attaque armée menée par des inconnus devant sa maison. Il convient de mentionner que les forces Basij sont considérées comme l’un des bras du Corps des Gardiens de la Révolution iranien, classé organisation terroriste dans de nombreux pays du monde. Des rapports locaux indiquent également que Majdami était proche de Qasem Soleimani et a joué un rôle important dans des campagnes d’arrestations massives visant des femmes de la région sous prétexte de liens avec l’étranger, ce qui a provoqué une colère et un mécontentement populaires généralisés.

Absence de transparence et violation des procédures légales

Les sources indiquent que les peines prononcées l’ont été dans des tribunaux non publics, dans des lieux inconnus et selon des procédures non transparentes, ce qui soulève de graves problèmes juridiques, car les accusés ont été privés de procès publics et indépendants. L’absence de toute garantie judiciaire équitable rend ces tribunaux injustes.
De plus, le Tribunal Révolutionnaire est l’une des institutions du Corps des Gardiens de la Révolution iranien, ce qui le rend politiquement et juridiquement non indépendant, et par conséquent, les peines prononcées par lui manquent de toute légitimité juridique et sont considérées comme un instrument de répression politique contre le peuple Ahwazi.

L’Organisation Ahwazi des Droits de l’Homme condamne fermement la peine de mort prononcée contre le prisonnier politique Seyed Mohammad Mousawi, la considère comme une violation flagrante du droit à la vie et comme faisant partie de la politique de répression systématique menée par les autorités iraniennes contre le peuple arabe Ahwazi.
L’organisation souligne également que l’extraction de confessions sous pression, l’absence de procès équitables et l’utilisation du système judiciaire comme outil politique rendent ces peines nulles légalement et illégitimes humainement, et tient les autorités iraniennes pleinement responsables de leurs conséquences.

 

Organisation Ahwazi des Droits de l’Homme

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