L’Organisation ahwazie (A.O.H.R) des droits de l’homme condamne fermement l’arrestation, le lundi matin 8 décembre 2025, de deux citoyens arabes sunnites — Reza Al-Batrani et Mohammad Al-Nissi — par les forces de sécurité iraniennes dans le quartier de Kout Abdallah, à Ahwaz. Ils ont été arrêtés après la perquisition de leurs domiciles sans présentation d’un mandat judiciaire et transférés vers un lieu inconnu, qui pourrait être l’une des prisons secrètes appartenant aux services de renseignement iraniens à Ahwaz. Leurs familles ignorent toujours où ils se trouvent.
Selon des informations fiables obtenues par l’organisation auprès de sources ahwazies vérifiées, les opérations de raid ont impliqué des fouilles approfondies ainsi que l’intimidation des membres des deux familles. Cette arrestation s’inscrit dans un schéma continu de violations visant les citoyens arabes sunnites d’Ahwaz, ciblés en raison de leurs activités religieuses et de leur appartenance au sunnisme, considéré par les autorités iraniennes comme une « menace pour la sécurité nationale », notamment dans les cas de conversion du chiisme vers le sunnisme.
L’organisation affirme que cette arrestation constitue une violation flagrante de la liberté de religion et de croyance garantie par l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui assure à chaque individu le droit d’adopter la religion ou la conviction de son choix sans contrainte ni menace, et interdit toute ingérence forcée de l’État dans les pratiques religieuses pacifiques.
D’après les statistiques annuelles publiées par l’Organisation ahwazie des droits de l’homme, les détenus sunnites occupent la deuxième place en nombre d’arrestations, tandis que les militants politiques et intellectuels occupent la première. Cela reflète le ciblage systématique de groupes engagés dans des activités politiques, religieuses et culturelles à Ahwaz.
L’Organisation ahwazie (A.O.H.R) des droits de l’homme réitère sa demande de libération immédiate des deux détenus et de la divulgation de leur lieu de détention, et tient les autorités iraniennes pleinement responsables de leur sécurité physique et psychologique. Elle appelle la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à faire pression sur l’Iran pour mettre fin aux violations continues visant les citoyens arabes d’Ahwaz.
Organisation ahwazie des droits de l’homme (A.O.H.R)