Les protestations populaires en Iran se poursuivent pour la deuxième semaine consécutive, dans un contexte de répression sécuritaire massive. Le bilan des victimes est passé à 35, alors que les premières informations faisaient état d’au moins 29 morts, selon des sources fiables. Les mêmes sources ont précisé que parmi les victimes, certaines étaient des mineurs de moins de 18 ans, alors que les forces de sécurité et le Corps des gardiens de la révolution ont utilisé une force excessive.
Selon des rapports de défense des droits humains, les autorités iraniennes ont arrêté plus de 1 200 personnes, alors que les protestations se sont étendues à au moins 88 villes dans différentes provinces. Des sources fiables ont également signalé la présence de membres des forces de sécurité parmi les morts.
Pour tenter de contenir la colère populaire, les autorités ont coupé l’accès à Internet dans plusieurs villes, craignant que la révolution ne se propage à d’autres provinces. Cela a coïncidé avec des ordres directs du Guide suprême iranien aux forces de sécurité et au Corps des gardiens de la révolution pour réprimer les manifestants, tandis que le chef du pouvoir judiciaire menaçait les participants de peines sévères.
Des sources locales ont révélé que les agences de sécurité iraniennes avaient envoyé des messages à plusieurs familles, les invitant à participer à des manifestations pro-régime, mais ces tentatives ont échoué et n’ont reçu aucune réponse populaire.
Selon des sources fiables d’Ahwaz, les autorités iraniennes ont convoqué plusieurs cheikhs tribaux arabes de la région d’Ahwaz, un territoire occupé réclamant la fin de l’occupation iranienne, et leur ont adressé des menaces directes en cas d’intensification de la mobilisation populaire ou de revendications de droits ethniques.
Par ailleurs, les autorités iraniennes ont contacté directement des milliers de citoyens dans différentes villes, les avertissant de ne pas partager d’informations sur les réseaux sociaux ni de participer aux protestations en cours, désormais dans leur deuxième semaine, dans un contexte de répression croissante et de craintes que les manifestations ne se transforment en révolution généralisée menaçant les fondements et la stabilité du régime.