L'Organisation Ahwazie pour les Droits de l'Homme (Alahwazi Organization for Human Rights - A.O.H.R), s'appuyant sur ses sources documentées sur le terrain, alerte sur une escalade terrifiante du rythme des exécutions sommaires pratiquées par les autorités iraniennes contre les citoyens ahwazis. Outre le crime d'exécution du militant Hossein Silawi mercredi dernier, l'organisation a appris l'exécution, il y a deux semaines, d'un citoyen de la tribu "Al-Bualdi" (ou Baldi) dans la zone de Kot Abdallah à Ahwaz Capitale ; les sources n'ont pas encore pu identifier son prénom en raison du black-out sécuritaire rigoureux.
Les rapports parvenus à l'organisation indiquent une extension de ces liquidations physiques incluant :
Ville de Fallahieh : exécution de 5 cas.
Ville de Mohammara : 1 cas d'exécution.
Ville de Ramiz : (à 55 km de la capitale) enregistrement de 8 cas d'exécution.
Villes de Salhia, Suse et Hamidieh : enregistrement de 6 cas d'exécution répartis entre elles.
L'organisation souligne que l'accusation portée contre toutes ces victimes est la "communication avec des organisations ahwazies en exil" (qualifiées d'"ennemis" par le régime). Ce sont des accusations infondées utilisées comme prétexte pour les liquider sans procès, dans un contexte de paralysie totale des institutions judiciaires due à la guerre en cours avec les États-Unis et Israël.
L'A.O.H.R affirme que ce qui se passe aujourd'hui à Ahwaz n'est pas une "application de la loi", mais une violation flagrante de toutes les conventions internationales :
Violation de l'Article (6) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques : qui interdit la privation arbitraire de la vie. L'exécution massive dans différentes villes sans procès réguliers est considérée comme une "exécution extrajudiciaire collective".
Invalidité des accusations : L'exercice du droit à la communication politique ou médiatique ne constitue pas un crime selon le droit international. Qualifier les opposants en exil d'"ennemis" pour légitimer le sang des militants à l'intérieur est une violation du principe de "légalité des délits et des peines".
Responsabilité pénale internationale : Étant donné que ces exécutions sont menées sur ordre direct des commandants des Gardiens de la Révolution et de la présidence de la justice pour terroriser les civils, elles entrent dans le cadre des "crimes contre l'humanité" et des "crimes de guerre" selon le Statut de Rome, d'autant plus qu'elles visent un groupe de population spécifique sur une base ethnique et politique.
L'Organisation Ahwazie pour les Droits de l'Homme tient les autorités iraniennes, et particulièrement les commandants des Gardiens de la Révolution qui dirigent les "tribunaux de campagne" (sommaires), pour pleinement responsables de ces massacres.
L'A.O.H.R appelle la communauté internationale à :
Agir d'urgence pour l'arrêt immédiat de ces exécutions pratiquées loin des regards internationaux.
Former une commission d'enquête internationale urgente pour visiter les prisons d'Ahwaz Capitale, Ramiz, Fallahieh et des autres villes sinistrées.
Considérer les juges militaires affiliés aux Gardiens de la Révolution comme des "criminels de guerre", inscrire leurs noms sur la liste noire des violateurs des droits de l'homme et diffuser leurs identités à l'échelle internationale.
Alahwazi Organization for Human Rights (A.O.H.R)