L'Organisation Ahwazie pour les Droits de l'Homme (A.O.H.R) exprime sa profonde inquiétude et sa vive condamnation face aux récentes mesures prises par les autorités iraniennes, consistant à transformer des centaines d'installations civiles — notamment des écoles, des mosquées et des habitations privées — en quartiers généraux militaires alternatifs pour le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI). Ces escalades dangereuses font suite aux frappes aériennes ciblant les sites militaires officiels, alors que les forces du CGRI s'infiltrent délibérément dans les zones urbaines densément peuplées afin de se réfugier parmi les civils, les utilisant ainsi comme « boucliers humains » pour protéger leur personnel et leur matériel contre d'éventuelles frappes aériennes ou de missiles.
L'A.O.H.R souligne que la mobilisation d'unités militaires au sein des quartiers résidentiels et la transformation de lieux de culte et d'établissements d'enseignement en centres de commandement et de contrôle constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et des Conventions de Genève, qui interdisent strictement la militarisation des biens de caractère civil. Une telle conduite met non seulement la vie de milliers de civils innocents, y compris des femmes et des enfants, en péril immédiat, mais expose également des villes entières à des conséquences catastrophiques en cas de conflit armé. Par conséquent, le régime iranien assume l'entière responsabilité juridique et morale de toute perte de vie humaine résultant de ces politiques systématiques qui témoignent d'un mépris total pour la vie humaine.
En conséquence, l'Organisation Ahwazie pour les Droits de l'Homme (A.O.H.R) lance cet appel urgent à la communauté internationale, aux instances des Nations Unies et aux organisations mondiales de défense des droits de l'homme, demandant une intervention immédiate pour faire pression sur Téhéran afin qu'il évacue toute présence militaire des zones résidentielles et éducatives et démantèle les casernes nouvellement établies dans les centres-villes. De plus, l'Organisation appelle au déploiement de missions internationales d'établissement des faits pour documenter ces violations qui menacent la sécurité et la paix sociale, et exige que la protection nécessaire soit accordée aux civils ahwazis et autres populations afin d'empêcher que leurs villes ne soient transformées en zones de conflit ouvert et en bases militaires clandestines.