أيلول/سبتمبر 04, 2026

Youssef Sowari, prisonnier Ahwazi, nouvelle victime de la négligence médicale et des violations des droits humains dans les prisons iraniennes

L’Organisation Ahwazi des droits de l’homme a exprimé sa vive condamnation de ce qu’elle a qualifié de « négligence médicale délibérée » et de « politiques répressives systématiques » exercées par les autorités iraniennes à l’encontre du prisonnier politique ahwazi Youssef Sowari, détenu à la prison de Sheiban dans la ville d’Ahvaz, la capitale.

Des sources fiables en droits de l’homme ont confirmé que l’état de santé de Sowari s’est gravement détérioré depuis le mardi 23 septembre 2025, suite à des crises aiguës et répétées de difficultés respiratoires. Les autorités pénitentiaires refusent de le transférer à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires, mettant ainsi sa vie en danger immédiat.

Torture systématique et arrestation arbitraire

Les services de sécurité et de renseignement iraniens ont arrêté Sowari le 8 novembre 2018, puis l’ont placé dans des cellules d’isolement appartenant aux renseignements à Ahvaz. Il a été soumis pendant plusieurs semaines à des tortures physiques et psychologiques sévères visant à lui extorquer des aveux forcés, en violation flagrante de toutes les normes humaines et des conventions internationales.

Dans un procès qualifié par l’organisation d’« absence totale de justice », le tribunal révolutionnaire iranien affilié au Corps des gardiens de la révolution islamique a condamné Sowari à 10 ans de prison pour des accusations fabriquées, notamment « collaboration avec les Ahwazis en exil » et « activité politique », des accusations fréquemment utilisées par les autorités iraniennes pour justifier leurs campagnes de répression contre les militants ahwazis.

L’Organisation : l’Iran viole le Pacte international

L’organisation a souligné dans son communiqué que ce que subit Youssef Sowari constitue une violation flagrante du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, notamment des articles 7 et 10, dont l’article 7 stipule :

« Nul ne sera soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants... »

L’article 10 du même pacte précise également :

« Tous les personnes privées de liberté doivent être traitées humainement et avec respect de la dignité inhérente à la personne humaine. »

Appel à une action urgente

En conclusion de son communiqué, l’Organisation Ahwazi des droits de l’homme a appelé les Nations unies et les organisations internationales compétentes, en particulier Amnesty International et Human Rights Watch, à faire pression sur le régime iranien pour la libération immédiate de Youssef Sowari et la fourniture de soins médicaux urgents, soulignant que la poursuite de sa détention dans ces conditions constitue un crime légal, moral et humanitaire.

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